Au Yémen, les mines rendent les gens encore plus pauvres
Essam, rescapé d’une mine, vient de recevoir une prothèse. Son histoire montre que les mines tuent, mutilent et appauvrissent leurs victimes.
Essam au centre de réadaptation de HI | © HI
En 2022, Essam Mohammed Qassem, 40 ans, se rendait sur un terrain de football pour aller chercher son enfant. Une mine antipersonnel a explosé, lui causant de graves blessures qui ont entraîné la perte de sa jambe gauche. Il a été amputé au-dessus du genou.
D’importantes difficultés économiques
Avant l’accident, Essam travaillait comme assistant en soutien aux interventions chirurgicales. Après sa blessure et son amputation, il n’a pas pu continuer son travail. Il a essayé de trouver un autre emploi, notamment dans des restaurants, mais on lui a refusé un poste en raison de sa prothèse.
Son épouse a commencé à fabriquer et à vendre des parfums et du « bakhoor » (de l’encens traditionnel) pour aider à subvenir aux besoins de la famille et fournir un revenu pendant qu’Essam ne pouvait pas travailler.
Essam a finalement trouvé un emploi de journalier dans une poissonnerie. Cela lui permet de contribuer aux revenus du foyer, même si le travail est physiquement exigeant et peut s’avérer difficile compte tenu de son handicap.
Réadaptation avec HI
Essam vient de suivre des séances de kinésithérapie avancées en vue de recevoir une prothèse qui l’aidera à remarcher. Il recevra bientôt sa prothèse.
Essam rêve du jour où il pourra remarcher avec assurance, reprendre le travail et retrouver un rôle actif dans la société.